Contactez-nous

Une graine de champion : Jef Vandorpe

Jef Vandorpe est un des plus grands espoirs du tennis masculin. S’il pointe à la 45ème place mondiale pour le moment, les portes du top10 semblent lui être grandes ouvertes. Et plus si affinités.

 

Jef, tout le monde le dit : tu es un des plus grands espoirs. Tu n’as pas trop de pression ?

Jusqu’à présent ça ne me met pas de stress particulier et ça me surprend un peu moi-même. Mais tout se déroule comme prévu pour le moment, les objectifs sont chaque années atteints, donc les vraies difficultés ne sont pas encore là. Je ne fais de toute façon pas trop attention à ce que les gens disent. Je reste fixé sur moi-même et mon tennis. Je me donnerai à fond et on verra bien ce qu’il se passera.

 

Reprenons au commencement. A 8 ans, alors que tu es un enfant très actif, tu apprends ta maladie et les médecins t’obligent à te mettre en chaise. Comment tu vis ça ?

J’étais très jeune et encore vulnérable. Mes parents avaient encore beaucoup d’influence sur moi à cette époque et ils m’ont tout de suite dit que ce n’était pas la fin du monde. Ils ne voulaient pas non plus que ça m’empêche de sortir et que je reste cloîtré chez moi devant un écran. J’ai essayé l’été même le tennis de table en fauteuil mais ça ne bougeait pas assez à mon goût. Donc j’ai fait du tennis.

 

Quelles ont été les difficultés au début ?

J’ai dû à la fois apprendre à jouer au tennis mais aussi apprendre à bouger avec ma chaise. Faire les deux en même temps est le plus dur.

 

Qu’est-ce que tu aimes dans ce sport ?

Chaque point est nouveau et tu dois en gagner au moins 48 pour gagner un match. Donc tu ne peux pas gagner un match sur une balle déviée alors que tu as dominé tout le reste comme au foot. Si tu gagnes, c’est que tu as globalement été le meilleur. Tu dois donner le maximum sur chaque balle.

 

Tu as la particularité d’être le premier joueur en chaise à avoir participé au Kids Tour de la fédération flamande…

C’était une superbe expérience. J’ai commencé sur un petit terrain mais ça s’est agrandi petit à petit. La première fois, les gens me regardaient tous en se demandant comment j’allais pouvoir jouer.

 

Quand t’es-tu rendu compte de ton talent ?

C’est dur à dire. Les gens disent que tu as du talent mais tu ne sais jamais si ça va marcher. Encore aujourd’hui, nul ne sait si je serai un jour dans le top mondial. Les objectifs évoluent petit à petit, en fonction de mon évolution. Mais il est vrai qu’ayant le même coach que Jo, il m’a donné envie de faire la même chose que lui et même mieux en me racontant ses exploits comme à la Coupe du monde juniors.

 

Justement, est-ce que la présence de Joachim dans le top mondial est quelque chose de positif pour toi ?

Oui, c’est très chouette car je peux apprendre en le voyant jouer et j’ai eu l’occasion de ramener la médaille de bronze des mondiaux de tennis avec lui et Gert. C’était une semaine fantastique où j’ai pu observer ce qu’il faisait et comment il le faisait. Et pouvoir jouer en double avec lui, c’était incroyable.

 

Quels sont tes objectifs maintenant ?

Mon objectif de classement est déjà atteint cette année mais ce serait bien que j’atteigne le top40 d’ici à la fin de la saison 2017 (Ndlr : ce qu’il a fait). Mais c’est surtout mon développement tennistique et physique qui importe maintenant car j’entre dans une phase critique.